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Old 09-24-2006, 09:41 AM   #1
kimusubi0
 
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Quelques repères pour eneigner

Perspective du professeur -- Quelques repères à suivre pour enseigner à des élèves

Les élèves devraient être enseignés progressivement à prendre en charge leur pratique d'une façon individuelle et consciente, sans être habitué à être assisté en permanence dans la mesure d'une autonomie réelle. Il ne s'agit pas de la démission de la responsabilité du professeur, ni de son action permanente auprès de ses élèves, qui sera plus que jamais disponible à suivre leur progrès, mais plutôt d'une relation différente de l'élève avec lui-même et les autres. Ils vont apprendre ainsi les procédures, les moyens de contrôle liés á une autogestion qui prétend être naturelle, capacité non-réactive face aux sollicitations externes et internes, et prendre conscience des éléments structuraux nécessaires et relatifs à la capacité et à l'accompagnement de n'importe quelle position ou mouvements du corps avec celui de son partenaire d'Aïkido. Transmettre à l'élève les moyens, en accompagnant les étapes et donnant les indications généralistes et globales qui serviront de référence jusqu'á une meilleure autonomie.

I - Compréhension généraliste de la notion de procédure
Enseigner quel est l'utilité d'une procédure avec sa "logique" particulière pour aborder une difficulté, dans le but de produire un effet particulier plus ou moins contrôlé, avec la caractérisation de séquences plus ou moins formelles. Une procédure revient à être un raccourcit pour interpeller qui ne domine pas complètement le fond d'une question et/ou un palliatif à un manque de conscience.
1) Le Reigi-Saho ou l'étiquette. L'étiquette a grosso modo, deux aspects: l'aspect formel et normatif relatif à la société (régulation sociale), et un sens individuel de purification. Nous en avons un exemple dans la relation que peut entretenir la conscience du corps avec le monde, et des effets qui surgissent de cette interaction et qui peuvent être accompagnés: gestion des espaces, des émotions négatives et positives, de l'agitation et de la sérénité, de la distance qui unie et sépare, de la perception de la liberté, de la respiration, de la concentration, etc. pour réussir à se reconnaître avec présence, harmonie, et disponibilité adéquate.
2) La technique. Pendant la démonstration du professeur, la perception de l'élève devrait se réaliser sans la "rumeur" de n'importe quel type de pensée. Il saisit les "points d'apprentissage" que sa conscience arrive á traduire. Une technique d'Aïkido n'est pas faite pour développer une connaissance abstraite hors de contexte, ni destinée à ambitionner quelque chose, sinon de vivre pleinement le moment présent durant la pratique. Intrinsèquement la technique d'Aïkido conjugue spontanément complexité et simplicité. L'important c'est que les élèves sachent faire la différence entre "techniques d'Aïkido" et "Aïkido". Entre la musique d'un virtuose et celle qui est interprétée d'une forme étudiée ou artificielle, l'oreille ne triche pas.

II - Le corps - approche faite par l'Aïkido
Dans une approche mécaniciste, le corps est un ensemble de parties qui a un sens. Mais vu de cette façon, pour dépasser la pure théorie, il faut prendre conscience de ces parties. En réalité l'apprentissage ne fonctionne pas sur un mode si linéaire; à ce propos, on peut souligner la tentative que représente les techniques d'Aïkido à ne pas "perturber l'agencement sensible de ces données (vu comme tel)" dans leur contexte naturel. Dans le cas d'un travail avec des élèves, l'idée de base est la prise de conscience du corps.
L'Aïkido "choisit" toujours l'option de ne pas "faire de force" ou d'utiliser le moins de force possible, selon une fluctuation naturelle et fluide entre son emploi ou non. Son utilisation dans la pratique ne doit pas être automatiquement associée à un aspect fonctionnel (choix qui devient compulsif quand ça implique un empêchement à d'autres vécus, ou à une restriction à l'absence d'intention et/ou au repos), pour ne pas court-circuiter le don du "langage" présent dans l'Aïkido. L'Aïkido est pratiqué et enseigné avec une vocation la moins descriptive possible, mais juste ce qu'il faut pour réussir à captiver la présence et la conscience de l'élève. Une autre particularité des techniques d'Aïkido réside dans le fait qu'elles sont dans un même temps simples et abstraites. On doit évoquer aussi que la conception d'une pédagogie fondamentalement basée sur l'isolement de "facteurs élémentaires" provoque le changement des caractéristiques de l'Aïkido en le transformant dans quelque chose de complètement différend, sans en changer l'apparence la plus générale.

III - Le corps et l'effet de balance
Techniquement le corps peut-être abordé comme une balance permettant ainsi de sentir l'effet des compensations permanentes entre le centre de gravité, les appuis, et l'action en cours, par imposition externe, par décision propre, ou par correction posturale. Les exercices dynamiques de liaison entre une partie du corps qui agit et l'autre qui lui "prête assistance" de nombreuse façon, est un exercice stimulant quand on en discerne les effets. La chute avant illustre bien le fonctionnement compensatoire des deux "plats de la balance" dans la distribution du poids du corps. Pour compléter, deux notes: La position statique peut accueillir ou non le repos; et la prise de conscience d'autres types de dynamismes perceptibles peuvent être réalisé en position statique ou pendant l'action.

IV - L'attaque, l'absence de la notion de rôle dans l'Aïkido, et l'apparente contradiction dans une phase intermédiaire d'apprentissage
Quand un débutant apprend une attaque, tout d'un coup, il faut qu'il assume un rôle qui soulève des difficultés pour certains. Dans ce cas, lui dire qu'il n'existe pas de rôle dans l'Aïkido, ne représente pas une information de grande utilité, quand l'on sait que ce n'est qu'à partir d'un certain niveau de pratique que l'on peut s'en rendre compte. Le professeur doit trouver des réponses adéquates adaptées à une meilleure compréhension à un moment donné. Comme moyens alternatifs, on peut adopter parfois des intentions plus spécifiques ou des images suggestives. L'inconsistance de certains artifices sera naturellement révélé, quand ce qui est vraiment important est placé au bon moment, à l'endroit qu'il faut, avec le sens de l'opportunité. Une attaque doit être spontanée et exécutée avec intention, elle doit correspondre à un apprentissage pour les deux partenaires. La liaison doit permettre à chacun d'être authentique et proportionnel.

V - L'agitation dans la pratique et la prise de conscience
Le rôle de l'agitation dans la perturbation de la conscience peut être illustré par l'image d'un singe pris par une corde, elle-même attaché à un pieu, et qui saute d'un coté à l'autre, en criant et en tirant la corde dans tous les sens sans arriver à se libérer. Quand le singe est épuisé, fatigué par autant d'effervescence, il se calme et s'assoit à coté du pieu. Près du "centre", soulagé de son obstination et ignorance, la conscience purifiée, il trouve la paix.
Dans un autre registre, nous avons l'exemple d'un combat simulé avec des techniques conventionnés de bokken (sabre en bois), entre deux partenaires de niveau avancé, qui sont déterminés, avec un rythme de pratique non linéaire et un sens de l'opportunité de tous les instants. Kumi tachi est le nom donné à ce type de travail. Si c'est bien fait, on peut facilement imaginer qu'une personne moins expérimenté peut devenir en peu de temps, aussi agité que notre "singe sauteur". Mais l'agitation n'est pas toujours perceptible si facilement.
Normalement, quand une séquence est exécuté, notre conscience se trouve occupé dans son rôle technique de "l'ego agissant" qui se crispe, quand l'adaptation du mouvement (et de la conscience) dépasse sa capacité de prévision. Dans ce cas, plus grande est l'implication, moins les opportunités surgissent. Pendant le feu de l'action, le pratiquant peut essayer de maintenir la conscience canalisée à sentir une partie du corps, du début à la fin, sans interruption, et sans diminuer l'intensité du travail en cours. De cette façon, s'il réussi, la conscience aura l'opportunité de se "décoller" de "l'ego agissant" et acquérir une stabilité sans compensation, et une réceptivité plus aisément prête á accueillir l'intuition.

VI - Les chutes
Par définition, la chute n'est pas destiné à être un mouvement de démonstration, dans le cas de l'Aïkido c'est le prolongement naturel d'une projection. Le partenaire projeté est soumis à une chute, normalement sans appui (contrairement au cas de koshi-nage), et est surpris dans un mouvement aléatoire, dans le pire des cas, sans délai pour faire une prévision. Les techniques de chutes ne doivent pas être enseignées trop longtemps individuellement, sans la saine relativisation qu'impose l'action d'un partenaire. La liaison spontanée de la chute avec la projection est fondamentale pour qu'elle suive sa destinée dans un éventail de 360 degré, avec agilité et sans hésitation. De grandes précautions doivent être adoptées.

VII - Évaluation dans l'Aïkido
L'évaluation est basé dans l'analyse de trois facteur non linéaires: Shin, Ghi et Taï. Ces trois éléments sont dans une proportion différentes suivant l'âge, les goûts, le sexe, les difficultés au départ et la concentration. Ghi et Taï sont en général, les éléments les mieux adaptés aux débutants. Dans l'Aïkido, l'évaluation est faite d'une manière non linéaire, juste en relation avec chacun, intellectuellement valable et généralement compréhensible.
Shin: Est traduit par esprit, souffle. On ne doit pas confondre esprit et mental. L'esprit correspond à une intelligence intuitive directe.
Ghi: La technique résume une procédure situé dans le temps et dans l'espace et qui doit éviter l'effet "de lecture" (avec effort, même ton, sans comprendre, ponctuation floue) pour avoir un objectif au-delà d'elle-même. C'est un mouvement qui doit interpréter d'une façon originelle (il ne se répète jamais) et harmonieuse, les aspect aléatoires de la réalité, et en particulier les changements provoquées par une attaque, en respectant les contraintes externes et internes. La technique ne doit pas être abordée comme un mouvement obligatoire, mais doit avant tout obéir à la liaison que nous avons avec le partenaire. Si nous faisons l'approche d'un projet technique en "mode bloqué" nous sommes embarrassé par une manière d'être peu flexible. On devra trouver un ajustement naturel entre ce que l'on prétend et les conditions d'une attaque en situation. La liaison avec le partenaire c'est aussi respecter les alignements, le centrage et l'intention. Dans une technique, la prise de conscience et la spontanéité sont les facteurs principaux à respecter pour agir sans interférer improprement.
Taï: Signifie un corps orienté conjugué avec les trois vecteurs qui définissent l'espace. L'espace dans l'Aïkido n'est pas abordé uniquement comme quelque chose d'externe qui se mesure, mais reconnu avec continuité dans la conscience, dans le corps et dans les émotions. L'orientation du corps est pleinement perçue quand il vit le moment présent. L'agitation qui alimente des idées volontaires ou pensées diverses, doit être évité en faveur d'une conscience claire et sereine. Dans l'Aïkido, nous ne devons pas avoir de projets, ou dit d'une autre façon, l'unique projet c'est vivre le moment présent. Sans agitation, nous pouvons avoir plus facilement une perception homogène et articulé du corps.

Septembre 2006

Jean-Marc
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"Tu as le droit à l'action, mais seulement à l'action, et jamais à ces fruits; que les fruits de tes actions ne soient point ton mobile; et pourtant ne permets en toi aucun attachement à l'inaction. Bh G"
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